1. Le sondage des bois, qui permet de définir les zones attaquées dans l'ouvrage.
2. Le bûchage des pièces de bois attaquées, afin d'éliminer les parties fortement vermoulues et sans résistance mécanique.
L'opérateur peut ainsi mieux apprécier la gravité des destructions, et définir les bois n'assurant plus leur fonction mécanique. Les bois de dépose doivent être brûlés sans attendre, afin d'éviter la propagation de l'infestation.
3. Le brossage: dépoussiérage des bois, afin de maximiser la bonne pénétration du produit de traitement à la surface du matériau.
4. L'injection sous pression du produit de traitement dans les éléments de structure de forte section. Cette injection se fait selon une technique permettant de tuer ou de barrer inévitablement la "route alimentaire" de la larve.
5. L'application de surface du produit de traitement sur toutes les faces accessibles des éléments de bois.
Le traitement chimique implique une bonne connaissance des phénomènes liés à l'infestation, ainsi que des techniques et des produits de traitement. L'emploi de pesticides efficaces et de solvants pétroliers inflammables induit des méthodes d'application et de protection prenant obligatoirement en compte la sécurité des personnes, des biens et de l'environnement. L'obligation de respecter les réglementations en cours et des responsabilités civiles devra conduire à l'utilisation de produits de qualité on pourra choisir à coût sur l'emploi de gel xilix auto pénétrant Les Lyctus : Très répandu en France, le Lyctus est un insecte xylophage dont la larve vit dans les bois d'oeuvre feuillus.
La grande fécondité de la femelle, le nombre d'oeufs à chaque ponte, la longueur du cycle larvaire (en moyenne 1 an), la vitesse d'ingestion du bois par la larve font de cet insecte un destructeur redouté des menuiseries extérieures et intérieures, les parquets, meubles et lambris. Les indices de l'infestation apparaissent souvent très tardivement.
La Grosse Vrillette : La Grosse Vrillette (Xestobium Rufovillosum) est un insecte xylophage dont la larve altère l'aubier des bois d'oeuvre exposés à l'humidité ou attaqués par les champignons lignivores.
L'augmentation des cas d'attaque ces dix dernières années est essentiellement due à des travaux de réhabilitation menés en non conformité des règles de la construction et foyer de désordres hygrométriques.
Le cycle biologique dure de 3 à 10 ans. Longue à se manifester, l'infestation est donc l'indice de pathologies du bâtiment aggravées par l'attaque de champignons de pourriture.
Le traitement curatif des champignons:
Le traitement curatif des champignons de bois d'oeuvre comporte une phase de suppression des désordres liés à la présence d'eau dans l'ouvrage. Le traitement chimique intervient fondamentalement dans l'élimination du champignon.
Le traitement fongicide :
Le traitement fongicide des bois d'oeuvre est délicat à réaliser en raison du caractère cryptogamique de l'attaque, liée de surcroît à des désordres hygrométriques. Ces caractéristiques peuvent générer des situations complexes d'infestations parallèles couplées avec des attaques fongiques.
Le traitement fongicide est donc nécessaire, mais pas toujours suffisant. Un plan d'action concret de restauration de l'état sanitaire du bâtiment doit être conduit parallèlement pour assurer le succès des interventions.
L'entreprise doit posséder une connaissance approfondie de la biologie du champignon, ainsi que des techniques de construction, afin de bien cerner l'étendue des désordres, apparents ou cachés, déclarés ou latents. Le prescripteur devra particulièrement veiller à la bonne qualification
Il est réalisé en trois opérations.
- Préparation du chantier. Il est impératif dans un premier temps de bien circonscrire la zone à traiter. Tous les éléments en bois attaqués dont les caractéristiques mécaniques sont devenues insuffisantes doivent être déposés et brûlés.
- Traitement du sol et des maçonneries. Les maçonneries doivent être soigneusement grattées et brossées, avec un soin particulier au niveau des joints susceptibles d'abriter des rhizomorphes ou des filaments. La surface des murs doit être stérilisée thermiquement ou chimiquement. Les maçonneries doivent subir un traitement par application de surface et par injection d'un fongicide en profondeur.
- Traitement des bois d'oeuvre. Les bois de structure doivent être traités par injection en profondeur sous pression avec un produit de traitement fongicide en solvant organique. Les injections doivent être pratiquées sur toute la longueur des bois contaminés ainsi qu'au niveau des encastrements en maçonnerie. Le nombre d'injections ne peut être inférieur à 3 par mètre. L'ensemble des éléments en bois doit ensuite recevoir une application de produit fongicide en surface sur 3 faces au minimun
constituent une pathologie du bâtiment liée à des désordres hygrométriques de l'ouvrage. Leurs attaques extrêmement insidieuses causent des ravages profonds dans les structures et les maçonneries. Les conséquences physico-chimiques de leur action sur les bois d'oeuvre favorisent le développement d'insectes à larves xylophages.
Un traitement curatif complexe : Le traitement fongicide de l'ouvrage nécessite la connaissance profonde du mode de développement des champignons, ainsi que des désordres de la construction. Ce traitement implique le plus souvent une restauration de l'état sanitaire du bâtiment.